Le parfum est un art dont l’interprétation est très personnelle. Celle-ci dépend de la sensibilité olfactive, du niveau de connaissances en la matière mais surtout du vécu.
Ainsi, quelques parfums adulés par certains blogueurs me révulsent, et réciproquement. Bien souvent, lorsqu’il s’agit de parfums célèbres et beaucoup portés, mon entourage influence ma perception de chacun d’entre eux: Parisienne devient le parfum de Jessica, La Petite Robe Noire celui d’Anaïs et Chloé celui de Clémentine. Trois personnes qui comptent, et "améliorent" donc mon analyse de chacun d’entre eux.
Heureusement, la pire personne que j’ai du fréquenter à long terme ne portait pas de parfum.
Heureusement, oui et non… Si cette personne portait un parfum, je le détesterais certainement encore aujourd’hui (et probablement jusqu’à la mort). Certes, cela me fendrait le cœur de devoir haïr L’Heure Bleue ou Ambre Narguilé, par exemple, mais j’aurais sans doute fini par l’accepter.
Au lieu de ça, c’est un ensemble d’odeurs associées à cette personne qui me dérangent désormais. Ses galettes de riz, qu’elle mangeait à longueur de journée pour gérer la faim induite par un régime hypocalorique permanent. Son thé vert nature, qui infusait pendant des heures. Sa crème pour les mains parfumée à la lavande.
Trois notes que je ne supporte plus. Si, avec les galettes de riz et le thé vert, je suis plutôt tranquille, ce n’est pas le cas avec la note lavande et ses variantes. En effet, cette tendance lourde ne semble pas près de quitter l’univers de la maison, de la beauté et même de certains parfums pour soi.
Preuve, s’il en est, que notre odorat est aussi important, si ce n’est plus, que les quatre autres sens dans la construction des souvenirs et de la mémoire en général: chaque personne, chaque événement, chaque période de la vie sont associés dans notre esprit à une odeur.
Et vous, quels parfums vous rappellent des personnes ou événements heureux et/ou malheureux?
Illustration: Eau de Cologne Madeleine – The Library of Fragrance





